
Annie Ray, qui bénéficie du programme d’inclusion sociale, se souvient encore du jour où elle a tourné la clé de la porte de son propre appartement pour la première fois, il y a neuf ans. C’était plus qu’un simple appartement, c’était le début d’un rêve qu’elle caressait discrètement depuis des années. À l’époque, elle vivait à Stanley, au Nouveau-Brunswick, près de sa mère, qui l’aidait à se rendre à ses activités, à faire ses courses et à planifier ses journées. Annie était reconnaissante, mais elle savait au fond d’elle-même qu’elle voulait plus. Elle voulait être indépendante, avoir une routine et pouvoir faire des choix. Elle voulait se construire une vie qui lui appartienne vraiment.
Pendant un certain temps, ce premier appartement à Stanley lui a apporté ce dont elle avait besoin. Mais avec le temps, alors qu’elle prenait de l’assurance dans sa vie indépendante, elle a senti que quelque chose changeait. Fredericton l’appelait. C’était là que se déroulaient ses activités, que se trouvaient ses programmes, qu’il y avait plus de choses à faire et d’endroits à explorer. C’était là qu’elle pouvait s’imaginer vivre plus pleinement. Sa mère, qui l’avait toujours soutenue, vieillissait et Annie savait qu’il était temps de franchir une nouvelle étape.
Il y a deux ans, c’est exactement ce qu’elle a fait.
Elle a emménagé dans un appartement lumineux et confortable au rez-de-chaussée à Fredericton. Il y avait beaucoup de fenêtres et elle s’y sentait différemment de tous les autres endroits où elle avait vécu auparavant. Elle s’y sentait chez elle.
Aujourd’hui, Annie se réveille chaque matin chez elle. Elle se lève, se sert une tasse de café et prépare son petit-déjeuner. Elle fait la vaisselle, range son appartement et se prépare pour la journée. Avec l’aide d’aides à domicile, elle entretient son appartement, fait sa lessive, planifie ses repas et fait ses courses, où elle utilise fièrement les caisses automatiques, une compétence qu’elle a acquise depuis son emménagement. Elle a même suivi un cours de cuisine cet été et obtenu son diplôme. Pour en savoir plus, rendez-vous sur : https://www.inclusionnb.ca/fr/renforcer-lindependance-en-cuisinant-un-partenariat-communautaire/ https://www.inclusionnb.ca/building-independence-through-cooking-a-community-partnership/
Ses journées sont bien remplies, dans le bon sens du terme. Le vendredi, elle se rend au Porter’s Diner, une routine qu’elle attend avec impatience chaque semaine. Elle sait exactement ce qu’elle va commander chez Tim Hortons : un croissant au fromage et une limonade au fruit du dragon. Chez A&W, elle prend des wraps et des frites de patates douces. Elle se rend à la piste de marche Grant Harvey, joue à la pétanque et suit des cours de Zumba au YMCA. Les mercredis après-midi sont spéciaux : ils sont consacrés au Spirit Project, où elle tisse des liens, participe et brille. L’un des moments forts de cette année a été sa participation à une représentation théâtrale intitulée Magic Beans au Playhouse.
La vie à Fredericton a apporté à Annie bien plus que l’indépendance : elle lui a donné une communauté, de la confiance et des possibilités.
Et maintenant, elle va avoir une colocataire.
Sa nouvelle colocataire, Alyssa, va commencer sa deuxième année au NBCC.. Annie est ravie non seulement de partager son espace, mais aussi de partager sa vie, d’avoir quelqu’un avec qui jouer, discuter et passer des moments quotidiens. Après avoir vécu seule pendant des années, elle se réjouit à l’idée d’avoir de la compagnie et de tisser des liens.

À l’occasion de la Journée nationale du logement, le parcours d’Annie nous rappelle que le logement est plus qu’un simple endroit où vivre. Le logement inclusif a aidé Annie à se construire une communauté.
Car lorsqu’il est véritablement inclusif, le logement n’offre pas seulement un toit.
Il offre sécurité, accessibilité financière, accessibilité physique, proximité avec les activités, les commodités et les services importants, et il est accueillant pour tous.